Cécilia Pétrini

Architecte DPLG – Paysagiste – Urbaniste

Expériences

1998-1999 : CAUE des Bouches du Rhône
1999-2002 : Agence d’architecture Michel Coulange, Architecte (Expert judiciaire)
2003-2004 : Agence de paysage “Site et Cité” 2004-2005 : Agence d’architecture et de Paysage “Hanrot et Rault”
2006 : Exercice libéral

Formations

2002 – 2003 : DESS PARME Paysage et Aménagement du territoire en Région Méditerranéenne (Marseille)
2001 : Obtention du diplôme d’architecture de l’école d’architecture de Marseille-Luminy.
1997-1998 : Année universitaire à l’UQAM Montréal Canada

L’approche paysagère est une ressource essentielle pour l’urbanisme et l’aménagement, que ce soit à l’échelle d’un territoire ou d’un espace public.
Parce que l’intervention architecturale et urbaine vient modifier un environnement immédiat, le projet ne se réduit pas à ses limites cadastrales, et il est indispensable d’accompagner la conception du projet architectural et des espaces publics, par une réflexion sur un périmètre plus large afin d’inscrire le projet dans son environne- ment.
Ancrer le projet dans un territoire, c’est se pencher sur l’histoire, les usages, et les caractéristiques du lieu, afin d’appréhender le mode de développement au cours de l’histoire, de comprendre l’identité du territoire, ses continuités, ses ruptures, et révéler les enjeux à venir. Cette approche à la fois urbaine et paysagère permet d’appréhender les relations physiques et visuelles entre le site et son territoire, d’assimiler toutes les contraintes actuelles et futures, afin d’inscrire de manière la plus judicieuse le projet dans une cohérence d’ensemble et à cette occasion de reconsidérer son rôle d’articulation, de liaison entre les différents espaces attenants.
L’enjeu du projet paysager est donc d’accompagner la transformation des lieux par une maille paysagère qualifiante, identitaire intégrant la dimension urbaine du programme.
Mais l’enjeu est également de concilier la qualité paysagère, en terme d’esthétique et d’usages, avec les enjeux écologiques contemporains.
L’objectif du projet paysager sera de préserver les milieux naturels et d’enrichir la biodiversité par une gestion alter- native des espaces verts et une continuité écologique en s’appuyant sur la singularité des lieux (le relief, l’eau, le climat, la lumière, les plantes indigènes). Dès la conception, le projet intègre ces différents éléments, et notamment le socle qu’est la topographie et le ruissellement des eaux de pluie, par la création de noues, fossés, jardins de pluie, toitures végétales, revêtements perméables. Le projet offre ainsi des espaces aux ambiances et aux qua- lités différentes.
L’utilisation d’essences adaptées à la région méditerranéenne, offre une diversité de forme et de couleurs, sont résistantes aux parasites, à l’hiver et à la sécheresse. Ce choix de végétaux qui ne nécessitent pas d’arrosage régulier en dehors de la période de reprise, permet de diminuer la consommation d’eau et limiter l’entretien. Les essences naturellement présentes sur le site sont préservées et/ou favorisées, afin qu’elles évoluent naturelle- ment dans le temps et l’espace.
Cette approche paysagère, transversale, concrétise les dimensions du développement durable en prenant en compte l’économie, l’écologie et l’aspect socio-culturel. C’est dans cet esprit que chacune de nos collaborations lors de projets architecturaux ou urbains a été l’occasion d’enrichir le projet par des expertises croisées, afin d’obtenir un résultat optimal du point de vue du site, des usages, mais également des liaisons et continuités spatiales, visuelles et écologiques avec l’environnement. Tous les projets sont pour nous des occasions de relier le site, à la ville et au territoire, de laisser la nature s’immiscer en même temps que la terre se construit, d’offrir une qualité de vie et une multiplicité de pratiques permettant la rencontre des usagers et des générations.